Ça porte le drôle de nom de « romance scam ». C’est l’arnaque aux sentiments sur Internet.
Jeudi 27 février à Berne, les polices cantonales et l’organisation Prévention suisse de la criminalité ont lancé une vaste campagne de prévention contre les arnaques sentimentales sur les réseaux et les plateformes numériques. Avec ce slogan : l’amour, le vrai, ne coûte rien.
Bon an mal an, 700 plaintes sont déposées en Suisse par des personnes grugées, qui se sont fait séduire sur la Toile, et ont ensuite versé de l’argent. Et ce n’est certainement que la pointe de l’iceberg.
La « romance scam », comment ça fonctionne ? L’adjudant Pascal Fontaine de la police cantonale vaudoise.
Les auteurs des arnaques aux sentiments sur Internet sont identifiés : ce sont ou des jeunes d’Afrique de l’Ouest, comme les Brouteurs de Côte d’Ivoire, ou des mafieux d’Asie du Sud-Est.
L’Institut de lutte contre la criminalité économique de la Haute-Ecole Arc à Neuchâtel est allé à leur rencontre, pour comprendre le phénomène. Il est très difficile de les poursuivre.
Seule parade, dit le doyen de l’Institut Olivier Beaudet-Labrecque, c’est la prévention.
Des escrocs d’Afrique de l’Ouest et d’Asie du Sud-Est se sont donc spécialisés dans la séduction sur la Toile, pour ensuite convaincre leurs victimes de leur verser de grosses sommes d’argent. Le chercheur Olivier Beaudet-Labrecque.
Face à la romance scam, les bons conseils du policier Pascal Fontaine.