La persécution des Yéniches suisses est reconnue comme un crime contre l’humanité

La conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider lors de la conférence de presse sur la reconnaissance des persécutions contre les Yéniches comme crime contre l'humanité, le 20 février 2025 à Berne. (KEYSTONE/Peter Klaunzer)

La Suisse s’est rendue coupable d’un crime contre l’humanité. Le Conseil fédéral reconnaît l’implication des autorités dans la persécution des Yéniches. Il s’est excusé jeudi auprès des communautés concernées.

À la demande de plusieurs associations, le gouvernement a mandaté un expert pour déterminer la responsabilité juridique des autorités suisses. Au siècle dernier, Pro Juventute et d’autres organisations ont persécuté de manière systématique les Yéniches en raison de leur culture et leur mode de vie. Plus de 2000 enfants ont été arrachés à leur famille.

Ces communautés yéniches, sintis et manouches demandaient une reconnaissance de génocide, ou de génocide culturel. Mais le crime contre l’humanité est plus approprié en droit international. Les précisions d’Elisabeth Baume-Schneider, la ministre de l’intérieur :

L’Office fédéral de la culture va maintenant entamer un dialogue avec les communautés concernées pour assurer un devoir de mémoire. Sa directrice, Carine Bachmann :

L’avis de droit qui reconnaît la Suisse coupable d’un crime contre l’humanité a été rédigé par un expert indépendant. Le Conseil fédéral reconnaît ses conclusions et fait part de ses regrets. /mv