La Suisse aurait tout intérêt à s’aligner sur l’Union européenne pour protéger les forêts tropicales: c’est la conclusion d’une analyse commandée par l’Office fédéral de l’environnement et publiée en janvier.
Cette étude évalue les coûts et les bénéfices d’une reprise du règlement de l’UE. Dès 2026, certaines matières premières ne seront acceptées sur le marché européen que si leur production n’a causé aucune déforestation. Cela concerne notamment le cacao, le soja, l’huile de palme et le bois.
Le Conseil fédéral a décidé l’an dernier de ne pas adapter le droit suisse, mais cette étude montre qu’une reprise intégrale du règlement européen est le scénario le plus avantageux. L’analyse est rigoureuse et crédible estime Romain Devèze, expert en matières premières agricoles au WWF Suisse:
L’analyse conclut également que seule la reprise intégrale du règlement européen garantit la sécurité juridique et la compétitivité des entreprises suisses.
On ignore ce que la Confédération va faire de ces résultats, nos questions sont jusqu’ici restées sans réponse. Romain Devèze dévoile quel impact pourrait avoir cette étude:
Le Parlement pourrait revenir sur ce sujet lors de la prochaine session, qui s’ouvre lundi. /mv