A la très nette majorité de 37 contre 1, le Conseil des Etats a voté mardi 10 décembre 2024 la loi qui interdit le Hamas et les organisations qui lui servent de couverture. Le massacre du 7 octobre 2023 en Israël est le déclencheur d’une mesure exceptionnelle en Suisse, appliquée jusqu’ici seulement à al-Qaïda et à l’Etat islamique.
Dans la foulée, le Conseil des Etats a voté une motion pour faire de même avec le Hezbollah. Le conseiller aux Etats UDC bernois Werner Salzmann justifie l’interdiction.
Seul opposant à la Chambre des cantons à l’interdiction du Hamas, le conseiller aux Etats socialiste genevois pro-palestinien Carlo Sommaruga. Il s’en explique.
Le Hamas, qui a perpétré les attentats atroces du 7 octobre 2023 en Israël, sera interdit en Suisse. Après le Conseil des Etats mardi, une très large majorité du Conseil national a voté la loi d’interdiction mercredi 11.
Seuls les Verts se sont abstenus ou se sont opposés pour 6 d’entre eux. Pas sur le fond de l’interdiction du Hamas. Mais sur la forme. Ils estiment que le Conseil fédéral dispose d’un chèque en blanc pour interdire d’autres organisations terroristes, sans passer par le parlement.
Pourquoi interdire une organisation qui n’est pas présente en Suisse ? La conseillère nationale PLR vaudoise Jacqueline de Quattro.
Les Verts n’ont donc pas voté la loi d’interdiction du Hamas. Ils ne s’opposent pas à la décision de fond, mais au contenu de la loi. Le Neuchâtelois Fabien Fivaz.